Les cryptogames

 

Le mildiou Si les conditions climatiques lui sont favorables, le tristement célèbre Plasmora viticole peut détruire à la fois les feuilles et les grappes. Malgré les progrès réalisés dans le domaine des techniques de traitement depuis la vénérable bouillie bordelaise (découverte en 1885), sa virulence en fait toujours le plus redoutable des parasites, capable en une seule contamination, au moment de la floraison des vignes, de détruire 80 % d'une récolte potentielle.

 

L'oidium Ce champignon peut se développer sur les feuilles et les grappes. C'est sur cette dernière partie de la plante qu'il cause le plus de dégâts : en effet, il entraîne une perte de récolte par dessèchement des baies ou sert de tremplin à la "pourriture grise" par les blessures qu'il a provoquées.

 

 

 

 

L'anthracnose Avant l'apparition du mildiou et de I'oidium, il s'agissait de la plus grave maladie cryptogamique de la vigne. D'origine européenne, elle est répandue dans le monde entier, mais elle frappe surtout les régions humides. Le champignon responsable de l'anthracnose est l'Elsinoe ampelinci. De petites marques noires apparaissent sur les feuilles, puis forment un trou. Ces mêmes taches affectent ensuite les jeunes pousses, les tiges des fleurs et les grains. Aujourd'hui, les fongicides sont assez efficaces contre ce parasite.

 

 

Le black rot Apparu en France en 1885, lors de la plantation de porte-greffes résistants au phylloxéra, le Guignardia bidwelli, champignon responsable de cette maladie, attaque les jeunes rameaux, les feuilles et les baies. Un temps doux et humide favorise son développement. Originaire d'Amérique du Nord, il fut probablement introduit dans d'autres pays par des boutures contaminées. Certaines espèces de vignes américaines ont donc tout naturellement développé une certaine tolérance.

 

 

 

La pourriture grise Le Botrytis cinerea, sous sa forme la plus néfaste, est devenu la hantise des vignerons quand les automnes sont humides. Ses attaques peuvent en quelques jours diminuer gravement l'aptitude des raisins à donner de bons vins.

Les autres champignons L'esca, l'eutypiose, le pourridié s'attaquent au pied de vigne lui-même, entraînant sa mort lente par la désorganisation des tissus végétaux : ils n'en sont que plus redoutables car insidieux et destructeurs de vieilles vignes, dont l'importance est majeure pour l'obtention de grands vins.